Comme dans plusieurs secteurs de la vie sociale, nommer une réalité n'est pas un geste neutre. Surtout si cette réalité est difficile à assumer de façon collective. Et c'est le cas avec la problématique de la santé mentale. Du terme maladie mentale qui était couramment utilisé pour identifier une personne aux prises avec certaines difficultés de santé « non physiques », nous sommes passés, voici une décennie, au terme « santé mentale ». Si bien qu'aujourd'hui nous parlons de problèmes ou de troubles de santé mentale, graves et persistants ou bien transitoires, pour désigner une réalité humaine difficile et encore teintée de croyances, de préjugés, de stéréotypes qui enferment les personnes dans une souffrance encore plus grande : celle du silence et du rejet. Le terme santé mentale est une expression porteuse d'espoir bien que ce générique noie dans une seule expression différents degrés d'atteinte. La personne souffrant d'un trouble de santé mentale peut, selon les promoteurs de cette expression, prendre davantage sa vie en main et s'impliquer activement dans son processus de guérison.
Le terme « maladie mentale » n'est toutefois pas à rejeter complètement. En utilisant le mot maladie pour désigner les troubles de santé mentale, ils sont ainsi placés au même niveau que des maux mieux acceptés socialement comme les maladies coronariennes ou le diabète. Cette parenté entre les deux problématiques fait ressortir la nécessité d'accorder à la santé mentale des ressources comparables à celles de la santé en général.
Code d'éthique
L'APAMM-RS a adopté le Code d'éthique de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM). Vous pouvez le consulter en cliquant sur :
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VALEURS ET PRINCIPES DIRECTEURS
Les valeurs privilégiées suivantes définissent notre orientation et nos interventions avec l'entourage :
La confiance en la personne, ce qui génère l'espoir et l'engagement durable;
Le don et la réciprocité qui créent de l'humanité et de la dignité;
Le respect intégral de la personne, ce qui signifie : avoir une estime mutuelle dans la relation entre les membres de l'entourage, une reconnaissance de la contribution individuelle et l'acceptation des décisions et des refus de la personne;
La dignité qui pose un regard sur la personne où celle-ci est plus grande que son handicap ou ses limites.
Les principes directeurs suivants nous servent de références et sous-tendent nos actions quotidiennes auprès de l'entourage de la personne directement concernée par la maladie mentale, des organisations, ainsi que la communauté.
Offrir des mesures de soutien adaptées, intégrées et diversifiées qui s'appuient sur le principe de l'actualisation du potentiel et sur les besoins réels, afin de permettre aux membres de l'entourage de :
► Remplir pleinement leur rôle d'accompagnateur;
► Développer leur capacité à réussir leur vie;
► Mieux vivre leur quotidien;
► Se développer positivement de manière socialement acceptable, en dépit du stress que comportent les situations auxquelles ils sont confrontés;
► S'impliquer activement à titre de partenaires dans l'organisation des services et de gestionnaires des associations;
► Miser sur la résilience et les compétences;
► Collaborer avec les forces vives des membres de l'entourage et de la personne souffrant de maladie mentale;
► Retenir une vision et une approche globales (vision holistique);
► Travailler à la création de communautés inclusives;
► Choisir l'approche citoyenne;
► S'impliquer activement dans le développement de réseaux de services intégrés en santé mentale;
► Promouvoir l'équité à l'accès aux services requis et aux moyens de développement personnel, social et économique;
► Améliorer de façon continue l'offre de services à l'entourage.
Important : Veuillez prendre en considération,
que nous ne faisons aucune « étude de cas » par internet. Pour des questions personnelles, veuillez S.V.P. téléphoner au bureau et demander à parler à une intervenante.